Dans la nuit du 26 au 27 novembre 2008, les attentats de Bombay
faisaient près de 200 morts et plus de 300 blessés, en attanquant 2
hotels de luxe, un café touristique, un hôpital, un centre juif et
une gare.
Tout ce qui a pu se passer est horrible, et perturbe d'autant
plus une énorme démocratie mondiale.
A l'heure actuelle, rien n'est sur quant à l'identité des
groupes armés. Les attentats ont été revendiqués par les
moudjahidin de Deccan, dans le but d'obtenir la libération de
certains de leurs membres emprisonnés en Inde.
13 pourcent de la population indienne est musulmane, et a des
droits inferieurs à ceux des intouchables, la dernière des castes
Indiennes. Ils subissent des violences, immolations, et
persécutions de la part d'extremistes hindous.
Le problème est complexe. On peut penser ce qu'on veut des
systèmes de castes, on peut comprendre une révolte contre des
statuts sociaux dégradants, mais jamais on ne peut tolérer
l'extremisme religieux et la boucherie au nom d'un Dieu, que cela
soit dirigé contre des musulmans, chrétiens, indous, ou
athées.
On devait arriver le 28 au soir, à l'aéroport de Bombay. L'hôtel
que nous avions reservé pour deux nuits se situait à 300 mètres de
la CST railway station, ou 46 personnes ont été tuées au hasard
dans la foule lors d'une fusillade. A 48 heures près, un taxi nous
y déposait.
Nous avons choisi de ne pas prendre notre vol. Le 27, nous avons
passé une journée cauchemardesque. Partir, rester ? Certaines
compagnies aériennes annulaient leurs vols pour Bombay, pas la
notre. Impossible de repousser ni de se faire rembourser. La
cellule de crise déconseille de s'y rendre. On a tout essayé pour
trouver une correspondance ( la plus rapide qui soit ) pour une
autre ville du Sud, impossible .
On est conscient de la chance qu'on a de ne pas avoir été sur
les lieux. On reprend nos recherches pour prévoir un nouveau départ
et calmer nos nerfs quelques jours...
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